Nationalisation des banques

Banc Public n° 179 , Avril 2009 , Frank FURET



Avant la néo-libéralisation,  on parlait, dans les milieux banquiers,  de la règle américaine du «3-6-3»: emprunter à 3%, prêter à 6%, partir jouer au golf à 3 heures. Des systèmes bancaires nationalisés  impulsaient à bon compte l’expansion qui a suivi la seconde guerre mondiale.
Avec les années 80 débarquèrent  des notions comme la «diversification» la «prise de risque», le «décloisonnement». La loi américaine Glass Steagall de 1933 qui interdisait aux banques d’investir en Bourse fut reléguée à l’état d’archaïsme.

Les banques se mirent alors à investir dans de nouveaux placements, des «dérivés» de produits panachés à partir de créances qu’elles avaient elles-mêmes un jour «titrisées»... Elles prêtent toujours davantage, dans l’opacité et avec toujours moins de fonds propres. C’est le temps des bulles, des expansions sans fin, des pyramides financières, des salaires de pharaons, ce qui encourage de nouvelles fuites en avant.

Puis certains débiteurs des banques, ruinés et ne pouvant s’endetter davantage cessent de les rembourser. Résultat: dégringolade de l’immobilier, chute de l’activité économique, flambée du chômage. L’Etat, conduit par du personnel qui partage souvent les vues bancaires, veille sur leur sort.
Archaïque hier, la solution de la nationalisation des banques s’envisage aujourd’hui  par des parlementaires républicains aux Etats-Unis: même The Economist, un hebdo on ne peut plus libéral, s’est rallié à l’idée. Mais une fois assainies avec l’argent des contribuables, il faudrait, selon cette optique,  les rendre ensuite à leurs actionnaires.

Frank FURET

     
 

Biblio, sources...

«Nationaliser les banques»,  Serge Halimi, Le Monde Diplomatique, mars 2009

 
     

     
 
Corporation financière

Capitalisme inclusif ?
Existe-t-il une tête au système financier mondial ?
Le piège de la dette
Un système enrayé
La complainte des banquiers et ses relais médiatiques
Le cas islandais
Des communes françaises attaquent banques et marchés financiers
Nationalisation en Argentine
Du sang et des larmes...
Vers une féodalité par l’argent ?
Un diagnostic à revoir ?
Du côté de la BCE
Commerce de la propagande...
Ce qui est bon pour Goldman Sachs…
La dette triplement illégitime ?
Taxe Tobin en Europe
Dépendances…
Théorie de la vaccine
Réflexion
270.000 citoyens poursuivent Monsanto en justice
Enjeux de la création de la monnaie
Délocalisations, mondialisation, libre échange, technologies et inégalités
Moralisation du capitalisme: il reste du travail...
La remontée prochaine des taux d’intérêts bouleversera notre niveau de vie
Foreclosure gate
Vers une très grande panne du système économique et financier mondial ?
La neutralité discutable des agences de notations
Europe, champ de bataille ?
Travail / Capital
Taxe Robin
Référendum en Islande
Quelques messieurs trop tranquilles…
Les affaires sont les affaires
Prends l’oseille et tire-toi…
Les conseils du LEAP
Nationalisation des banques
Un peu d'histoire
Fortis: nous sommes fiers de vous emmener plus loin…
Banques stupéfiées
Corruption passive ?
Un renard à la garde du poulailler?
Ca plane pour eux
Les affaires sont les affaires(8): Par ici la monnaie
Un autre monde est possible
La nouvelle économie
L'ECONOMIE-DOMINOS
Dettes
CETTE CRISE QUI NOUS VIENT D'ASIE
 
   


haut de page

Banc Public - Mensuel indépendant - Politique-Société-environnement - etc...
137 Av. du Pont de Luttre 1190 Bruxelles - Editeur Responsable: Catherine Van Nypelseer

Home Page - Banc Public? - Articles - Dossiers - Maximes - Liens - Contact