?> SÉCURITÉ ROUTIÈRE Une répression intelligente ?
SÉCURITÉ ROUTIÈRE Une répression intelligente ?

Banc Public n° 311 , Février 2025 , Jean-François Goossens



L’accord de gouvernement prévoit un chapitre sur la sécurité routière et renforce l’arsenal répressif pour les infractions graves et pour les récidivistes. Néanmoins, il s’interroge à juste titre sur un certain nombre de mesures qui n’ont qu’un effet marginal sur la sécurité.


 

 • Ce gouvernement préconise de s’attaquer sévèrement aux criminels de la route. Nous nous concentrons en l’occurrence sur

les récidivistes de faits graves, et non sur le bon citoyen qui dépasse une fois de peu la limite de vitesse autorisée, raison pour

laquelle nous veillons à une application légitime dans le cadre de laquelle une attention ciblée sur les données sera accordée aux heures et aux endroits risqués pour éviter les pièges et le caractère arbitraire.

 

On peut espérer que la chasse aux dépassements de vitesse marginaux (moins de 10km/heure sauf dans les zones 30 où il pourrait être porté à 5km/heure) sera sinon abandonnée, du moins allégée.

 

En fait, cette chasse n’a rien à voir avec la promotion de la sécurité routière et poursuit un but de perception de recettes supplémentaires. Pire, elle contraint les usagers à surveiller constamment leur tachymètre au détriment de leur attention sur la route.

 

Enfin, elle mobilise beaucoup d’énergie et de moyens humains au détriment de la constatation d’infractions graves.

 

Il serait donc opportun que les anciennes mesures de tolérance soient rétablies et que la chasse au « microdélinquant » prenne fin.

 

 

Jean-François Goossens

     
 

Biblio, sources...

 
     

     
   
   


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